Escapade au Belize, ce pays que personne ne connaît

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Ne faites pas comme si vous étiez un dictionnaire sur pattes ou un des rares millionnaires de Qui Veut Gagner des Millions. Ni un des moins rares champions de Questions pour un Champion. Soyez sincère et avouez-le une bonne fois pour toutes : vous n’avez jamais entendu parler du Bélize ! Du moins, vous ne sauriez pas le placer sur la carte.

Je ne dis pas ça parce que je vous prends pour des bougres d’idiots. Au contraire, je le dis parce que c’est un fait : personne ne parle de ce minuscule pays d’environ 354 000 habitants. Moi, j’ai mis le doigt dessus au moment de réserver mes billets pour le Guatemala. Là, sur Google Maps, à la frontière du Guate sur la côte Caraïbes, se dessinaient les contours d’un tout petit pays. Et en y zoomant de plus près, Choubidou et moi avons eu la même réaction : « Mais qu’est-ce que c’est que ce pays ? »

Bien sûr que son nom ne nous était pas étranger ! Bien sûr que ça sonnait mer chaude, barrière de corail et tout le tralala. Mais n’empêche qu’on n’aurait JAMAIS pensé y mettre un pied si on n’avait pas organisé ces deux semaines au Guatemala.

Comme le Bélize n’a constitué qu’un détour tropical entre Linvingston et les pyramides de Tikal, on n’y a consacré que 4 petits jours, longs trajets de bus inclus. Je ne prétends donc toujours pas connaître ce petit pays mystérieux où l’on parle anglais avec l’accent des îles. Mais en voici un petit aperçu qui donne envie de vacances.

Escale à Belize City

Ravagée par un cyclone en 1961, Belize City a tout d’une ville caribéenne… ravagée par un cyclone ! Non pas qu’elle manque de charme, au contraire : les maisons en bois couvertes de bardages multicolores et aux porches hauts perchés donnent envie de lire un bon bouquin en se balançant sur un rocking chair. Mais il n’empêche que les façades sont abîmées et la ville semble abandonnée aux caprices de la météo.

On ne reste jamais longtemps à Belize City. Une soirée, une nuit et un petit-déjeuner typique à base de fry jacks (une recette locale de pain frit dans l’huile et garni de bacon, haricots ou autre) suffisent à capter l’ambiance de la ville avant d’aller voguer d’île en île.

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Où dormir, bon sang d’bonsoir ?

Vaste question. Faible taux de réponse. Tapez « hostel Belize City » sur Google, vous tomberez bien sur quelques sombres adresses notées sur Trip Advisor par des aventuriers de la première heure.

Dans notre cas, notre dernier clic a été attribué à un « hôtel-appartement-coloc » enregistré sur Booking à l’époque mais que je ne peux pas vous conseiller car… il n’existe plus !

Alors allez où votre coeur vous mène et surtout, ayez confiance, même en pleine nuit, quand le chauffeur de taxi semble n’avoir jamais entendu parler de cette adresse, on arrive toujours à bon port (espérons).

La capitale compte également quelques grands hôtels type Radisson sur la Marina. Mais gare au porte-monnaie : ici, même un lit superposé dans un dortoir coûte plus cher que de raison.

La bonne adresse pour manger

Soyez prévenus : la vie nocturne à Belize City, c’est comme la licorne dans la forêt et la sincérité chez François Fillon (et les autres), ça n’existe pas. Quand sonnent les 18 coups de 18 heures et que le soleil se couche, les rues deviennent désertes. Il y a donc peu de restaurants et de bars à disposition pour les aventuriers nocturnes que vous êtes.

  • The Little Boar House, sur le Marine Parade Boulevard

Pour se remplir la panse néanmoins, il existe une adresse : une bulle d’animation au milieu du memorial park désert, où les effluves de poulet grillé attirent les ventres affamés, j’ai nommé, The Little Boar House.

 


En gros, c’est un cabanon, un barbecue, des tables et de la bière Belikin (la bière locale) qui coule à petits flots. La base, quoi. Très bons burgers pour pas bien cher.

Ne trainez pas trop cela dit, car dès 21h les clients désertent le lieu et le retour à pieds en bord de docks alors qu’il n’y a pas un chat n’est pas bien rassurant.

Caye Caulker, l’île la plus hippie du Bélize

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Vous cherchez une île paradisiaque, entourée de tortues géantes, de poissons multicolores et de requins nourrices, où l’on vit pieds nus et où les nuits sont (relativement) calmes ? Caye Caulker est votre terre d’accueil. Beaucoup plus petite que sa voisine du Nord Ambergris Caye, elle est aussi plus tranquille, plus « raggamuffin be cool maaan life is good » !

Pour y accéder, il faut embarquer sur un ferry de la compagnie Ocean Ferry Belize (5 départs par jour, à 8h, 10h30, 13h30, 15h et 17h30). Prévoir 45 minutes de trajet, pour 8€ l’aller, 12€ l’aller-retour.

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Une fois sur place, prenez le temps de faire le tour de l’île : vous trouverez de petits pontons sur lesquels lézarder au-dessus d’une eau turquoise, bien plus tranquilles que les plages situées du côté des embarcadères.

N’hésitez pas non plus à réserver une journée d’excursion en bateau pour faire du snorkeling. On ne vous ment pas quand on vous dit que les réserves marines du Belize sont parmi les mieux préservées du monde : vous verrez des animaux magnifiques (même des requins gentils, des murènes au regard mystérieux et des tortues placides).

Toutes les compagnies proposent à peu près le même tour, faites votre choix en fonction de la taille du bateau, de l’option cocktail ou sobre, du menu disponible (attention, les burgers veggie se résument à du pain pas top et une feuille de salade qui se bat avec une pauvre tranche de fromage) et des horaires. Dans tous les cas, vous ne vous tromperez pas.

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La bonne adresse pour dormir

Caye Caulker regorge de petits hôtels colorés dont chaque coin de terrasse est occupé par un touriste assoupi sur un hamac. Avec ou sans piscine, avec ou sans chambre privative, on n’a que l’embarras du choix.

Pour allier bon rapport qualité-prix, confort, propreté et proximité des bars, des restaurants sympa et de l’embarcadère, Yuma’s House est une excellente solution. La patronne, Suzanne, cheveux courts blonds et sourire aussi rare qu’une place en terrasse à Paris, vous offrira un accueil assez austère (vous avez intérêt à laisser la salle de bains propre). Mais rassurez-vous, vous avez posé vos bagages au bon endroit.

Un lit en dortoir coûte entre 15 et 20€ selon la période. Comptez environ 40€ pour une chambre double. On vous conseille vivement de réserver à l’avance. Pas de panique, Suzanne vous demandera de payer par virement bancaire avant votre arrivée : CE N’EST PAS UN TRAQUENARD !

Les bonnes adresses pour manger

Pour les fauchés qui n’en peuvent plus de débourser des mille et des cents pour manger, une seule adresse : Auntie’s take out food. Comme son nom l’indique, il s’agit de la nourriture à emporter d’Auntie. La tata en question est une Chinoise (les ressortissants de l’empire du milieu sont drôlement présents au Belize) peu souriante mais ferme. Une femme à poigne, comme les clichés sur les femmes chinoises le veulent.

N’empêche que tous les locaux s’arrachent ses burgers goûteux et pas chers, ou ses petits-déjeuners bien gras. Si vous souhaitez manger pour 4€, c’est ici que ça se passe et pas ailleurs ! Restez quelques jours et l’adresse deviendra votre cantine du matin, midi et soir !

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Belize City, Caye Caulker, et le voyage au Belize était déjà fini. Quatre jours, c’est trop court, mais qu’on se rassure, il y a bien d’autres choses à faire et à voir au Belize ! J’y ai seulement passé trop peu de temps pour vous donner d’autres conseils.

P.S. : Si vous croisez une famille sortie d’un autre temps (arrivée en charrette, tenues dignes des Mormons les plus sévères, sept enfants minimum, langue qui ressemble à l’Allemand du XVIe siècle et cheveux blonds-peau-blanche-yeux bleus qui tranchent avec les habitants du Belize), il s’agit des Mennonites. Je vous laisse consulter la fiche Wikipédia à ce sujet.

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Manuela

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